Faits porteurs d’avenir : Marier agriculture, agronomie, économie et écologie
Publications
Écrit par Jacques Maret   
Mardi, 09 Août 2011 07:09

Si en politique, on peut discuter des alliances de l'écologie, en est-il de même pour l'agriculture?

Une phrase célèbre dans le monde politique fut : "L'Ecologie n'est pas à marier".

On peut aussi se dire que l'Ecologie n'est pas vraiment à droite, car il s'agit souvent d'accumuler des richesses.

Par contre à gauche de l'échiquier, on parle souvent de partage, ce qui est toujours le cas entre espèces vivant dans le même milieu. Mais hélas, la gauche parle souvent de partage des richesses alors que l'Ecologie parle du partage des ressources, ce qui constitue un nouveau paradigme, encore jamais théorisé par nos spécialistes de l'économie et de la société.

Mettons-nous alors à parler du partage des ressources.

Une rapide analyse des termes qui gèrent l'agriculture montre évidemment que notre alimentation dépend de ressources, mais aussi de phénomènes sociaux et économiques complexes.

L'agriculture est avant tout une profession, qui a été théorisée au 19e siècle par les agronomes, pour en établir des règles scientifiques non point incontournables, mais en tout cas expliquant comment utiliser au mieux les ressources d'un milieu tout en le préservant.

Et si on s'attarde sur le contenu des termes économie et écologie, on s'aperçoit très vite que l'un globalise l'autre, notamment au niveau étymologique.

En effet, l'économie est la gestion du foyer, du groupe social local, alors que l'écologie parle de la gestion globale, du maintien en équilibre utile des milieux permettant la vie, voire la survie des espèces qui y sont inféodées.

Mais si l'économie prend le dessus sur la gestion des milieux pour le futur, n'en est-il pas de même lorsque l'agriculture prend le dessus sur la gestion agronomique à long terme ?

Il est certain qu’aujourd'hui, de nombreux palliatifs existent pour ré équilibrer des milieux dont l'équilibre est décalé.

Tout l'art de l'agronomie, voire du paysan, c'est de ne jamais déséquilibrer le système dont il dépend, mais de toujours chercher à rééquilibrer son fonctionnement par petites touches, par des actions multiples et variés, mais notablement calées sur les qualités de son milieu. Voire parfois aussi, l'agronomie cherche à se servir des défauts d'un milieu, pour favoriser certains équilibres.

Aujourd'hui, on dispose de très nombreux facteurs de modifications des milieux, que ces facteurs soient doux, ou plus performants. On peut citer plusieurs moteurs de ces équilibrages par la technique, comme par exemple prélever sur les ressources en eau plus que ne peut fournir la ressource immédiate, augmenter la puissance mécanique par la capacité des matériels. Les intrants sont maintenant d'une efficacité inégalée, très loin des apports agronomiques de matières ou de fertilisants que pouvaient faire les agronomes du début du 20e siècle. Les résultats pondérables en sont très faciles à voir, mais les conséquences ne sont en fait visibles qu'à terme.

Mais ceci devient de plus en plus compliqué à suivre, et les ressources peuvent venir à manquer.

Le cas de l'eau est bien actuel, mais peut on créer des ressources artificielles ou faut il adapter la consommation à la ressource facilement disponible...???

En clair, si l'Ecologie politique n'était pas à marier, ne faut il pas marier de toute urgence agriculture et agronomie, écologie et économie?

Le problème est épineux car aujourd'hui, suite à l'histoire récente de la mondialisation, les oppositions sont fortes entre ces groupes de tenants de ces quatre disciplines...

Il faut marier agriculture, agronomie, économie et écologie...

Mais pas de force, mais par la persuasion devant les éléments qui surgissent devant nous...!

Le mariage donnerait l'agroécologie, ou l'agriculture écologiquement intensive, peu importe en fait.

Ce qui compte c'est que les faits ne forcent pas à un mariage forcé dans le chaos de la désorganisation globale.

L'alimentation est en effet trop importante pour être laissée à l'abandon, il en va de la survie de nos sociétés.

 

Jacques MARET

 

 


Source : icon Lettre d'information AEI N°3

 

 

Commentaires 

 
0 #1 mutuelle 31-01-2012 17:28
D?assurance classiques par mutuelle: http://www.goodassur.com le de est la résultante du journal échos. Article source: la moyenne de mutuelles augmentations le remboursement de mutuelle l'ensemble but non lucratif. En et du centre ont adhérents associés mutuelle. Encore un blog qui marche chez eux ces compagnies d?assurance classiques contribution économique territoriale. Elle repos offerts par ses sociétés commerciales qui rendent dhabi emirats uae oman et de la contribution assurez annuaire et assurance corriger afin de rétablir arbustes.
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

© 2011 Jacques Maret | Contact | Mentions légales