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Conseil d’Etat (13/02/2012) : Le rapporteur public demande le réexamen du Roundup Express de Monsanto, produit vendu aux jardiniers amateurs
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Écrit par Jacques Maret   
Mardi, 14 Février 2012 13:54

Suite à l’action de Générations Futures, association de défense de l'environnement et de la santé publique, et Jacques Maret, agriculteur biologique, le Rapporteur Public du Conseil d’Etat demande qu’il soit enjoint au Ministre de l’Agriculture d’examiner de nouveau la toxicité du Roundup Express en raison de la présence d’acide pélargonique, substance active omise par MONSANTO lors de la demande de mise sur le marché…


Rappel des faits. Générations Futures et Jacques Maret ont demandé au Ministre de l'Agriculture l'abrogation de l'autorisation de mise sur le marché de trois formulations de désherbant Round Up® de MONSANTO, les RoundUp® Express, Extra 360 et GT Plus, en raison de la présence de substances dans leurs compositions qui n'ont pas été évaluées en tant que "substances actives", ce qui fausse l'évaluation de la toxicité de ces formulations. Cette demande d’abrogation a été refusée par le Ministre, décision qui a été attaquée devant le Conseil d’Etat. Les requérants se sont fondés principalement sur le fait que des substances présentes dans ces formulations de RoundUp® présentant les caractéristiques d’une substance active, n’avaient pas été considérées comme telles au sens de la législation européenne, et donc n’avaient pas été évaluées dans l’évaluation de la toxicité de ces RoundUp®..

 

Le Rapporteur Public suit Générations Futures et J Maret sur le cas du Round Up® Express.

Au terme d'une procédure complexe, notamment sur le plan scientifique, le Rapporteur Public a suivi, le lundi 13 février 2012, leur argumentation sur le cas du Roundup Express et a demandé l'annulation de la décision du Ministre. Il demande à ce qu’il soit enjoint au Ministre de réexaminer dans un délai de six mois la demande d’abrogation de l’AMM du Round Up® Express et de verser aux requérants la somme de 3.000 € de frais de procédure.

«Il s’agit d’un évènement considérable » selon Générations Futures et Jacques Maret, « car pour la première fois la plus haute juridiction administrative va se prononcer sur la légalité même de l’AMM d’un Round Up® et, partant, sur le contrôle de sa toxicité. Nous ne comprendrions en effet pas que le Conseil d’Etat n’adopte pas dans son arrêt les conclusions du Rapporteur Public. Cette décision sera d’autant plus importante qu’elle touchera un herbicide autorisé à l’emploi dans les jardins. En effet, le Rapporteur Public considère, comme nous, que sa toxicité n’a pas été correctement évaluée, ce qui est particulièrement regrettable pour un produit vendu au grand public et utilisé dans les jardins des familles » ajoutent-ils.

 

Manque de transparence sur les pesticides : le secret commercial nuit à la santé publique !

Tout au long de cette action, les requérants et leurs avocats, dont Me Franz Vasseur, ont été marqués par la difficulté d’accès aux données sur la composition réelle des phytosanitaires, les obligeant à réaliser de coûteuses analyses scientifiques dès 2009. Cette omerta sur la composition des deux autres Round Up® les a empêchés d’obtenir les informations utiles sur leurs composants pour recueillir un avis favorable du Rapporteur Public.

« Nous allons continuer notre action de surveillance de la sécurité des processus d’homologation des pesticides et aussi demander aux autorités qu’elles lèvent le secret sur la composition complète de ces produits pesticides car cette omerta empêche ou rend très difficile toute contre expertise indépendante en la matière : ce secret nuit gravement à la santé publique et n’est pas acceptable en démocratie », ajoutent François Veillerette (porte-parole de Générations Futures) et Jacques Maret.

 

Télécharger le comuniqué de presse : icon CP_140212_Roundup (759.13 kB)

 

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Faits porteurs d’avenir : Marier agriculture, agronomie, économie et écologie
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Écrit par Jacques Maret   
Mardi, 09 Août 2011 07:09

Si en politique, on peut discuter des alliances de l'écologie, en est-il de même pour l'agriculture?

Une phrase célèbre dans le monde politique fut : "L'Ecologie n'est pas à marier".

On peut aussi se dire que l'Ecologie n'est pas vraiment à droite, car il s'agit souvent d'accumuler des richesses.

Par contre à gauche de l'échiquier, on parle souvent de partage, ce qui est toujours le cas entre espèces vivant dans le même milieu. Mais hélas, la gauche parle souvent de partage des richesses alors que l'Ecologie parle du partage des ressources, ce qui constitue un nouveau paradigme, encore jamais théorisé par nos spécialistes de l'économie et de la société.

Mettons-nous alors à parler du partage des ressources.

Une rapide analyse des termes qui gèrent l'agriculture montre évidemment que notre alimentation dépend de ressources, mais aussi de phénomènes sociaux et économiques complexes.

L'agriculture est avant tout une profession, qui a été théorisée au 19e siècle par les agronomes, pour en établir des règles scientifiques non point incontournables, mais en tout cas expliquant comment utiliser au mieux les ressources d'un milieu tout en le préservant.

Et si on s'attarde sur le contenu des termes économie et écologie, on s'aperçoit très vite que l'un globalise l'autre, notamment au niveau étymologique.

En effet, l'économie est la gestion du foyer, du groupe social local, alors que l'écologie parle de la gestion globale, du maintien en équilibre utile des milieux permettant la vie, voire la survie des espèces qui y sont inféodées.

Mais si l'économie prend le dessus sur la gestion des milieux pour le futur, n'en est-il pas de même lorsque l'agriculture prend le dessus sur la gestion agronomique à long terme ?

Il est certain qu’aujourd'hui, de nombreux palliatifs existent pour ré équilibrer des milieux dont l'équilibre est décalé.

Tout l'art de l'agronomie, voire du paysan, c'est de ne jamais déséquilibrer le système dont il dépend, mais de toujours chercher à rééquilibrer son fonctionnement par petites touches, par des actions multiples et variés, mais notablement calées sur les qualités de son milieu. Voire parfois aussi, l'agronomie cherche à se servir des défauts d'un milieu, pour favoriser certains équilibres.

Aujourd'hui, on dispose de très nombreux facteurs de modifications des milieux, que ces facteurs soient doux, ou plus performants. On peut citer plusieurs moteurs de ces équilibrages par la technique, comme par exemple prélever sur les ressources en eau plus que ne peut fournir la ressource immédiate, augmenter la puissance mécanique par la capacité des matériels. Les intrants sont maintenant d'une efficacité inégalée, très loin des apports agronomiques de matières ou de fertilisants que pouvaient faire les agronomes du début du 20e siècle. Les résultats pondérables en sont très faciles à voir, mais les conséquences ne sont en fait visibles qu'à terme.

Mais ceci devient de plus en plus compliqué à suivre, et les ressources peuvent venir à manquer.

Le cas de l'eau est bien actuel, mais peut on créer des ressources artificielles ou faut il adapter la consommation à la ressource facilement disponible...???

En clair, si l'Ecologie politique n'était pas à marier, ne faut il pas marier de toute urgence agriculture et agronomie, écologie et économie?

Le problème est épineux car aujourd'hui, suite à l'histoire récente de la mondialisation, les oppositions sont fortes entre ces groupes de tenants de ces quatre disciplines...

Il faut marier agriculture, agronomie, économie et écologie...

Mais pas de force, mais par la persuasion devant les éléments qui surgissent devant nous...!

Le mariage donnerait l'agroécologie, ou l'agriculture écologiquement intensive, peu importe en fait.

Ce qui compte c'est que les faits ne forcent pas à un mariage forcé dans le chaos de la désorganisation globale.

L'alimentation est en effet trop importante pour être laissée à l'abandon, il en va de la survie de nos sociétés.

 

Jacques MARET

 

 


Source : icon Lettre d'information AEI N°3

 

 
Après les médicaments toxiques et sans rendu médical effectif comme le Médiator, combien de morts et de malades seront dus à la chimie agricole ?
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Écrit par Jacques Maret   
Lundi, 21 Février 2011 07:00

Où va nous mener la chimie agricole ?

Chimie agricole qui a dopé les rendements, devenue une quasi théologie multinationale, et a aussi fait exploser le montant des aides publiques de la PAC: souvenez vous des montagnes de produits des années 70....

Et il ne faut pas se tromper de combat, il ne s'agit pas de faire disparaître toute chimie, celle qui peut sauver des vies. Mais nous parlons ici des molécules qui sauvent les revenus, et non de celles qui sauvent la santé.

Il y a soixante ans, un contrat social a été passé entre la société et le monde paysan pour nourrir la population à bas prix, tout en fournissant des bras à l'industrie et la reconstruction de l'après guerre. De « paysan », ce monde est devenu agricole, puis agroalimentaire, par la mécanisation et l'énergie très bon marché, avec la double impulsion Plan Marshall en Europe après la Guerre, de la « Révolution Verte » dans les PVD, puis du plan Mansholt en Europe et enfin de la grande distribution.

Nous n'en sommes plus là, le chômage est endémique, et c'en est fini de l'énergie pas chère !

 

Cette « Révolution Verte », qui n'a de vert que le nom, doit en fait tout à la chimie de synthèse.

 
Le pays où les rivières coulent à l’envers…
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Écrit par Jacques Maret   
Vendredi, 06 Février 2009 13:00

Que se passe-t-il en Charente-Maritime, département du ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau, qui est aussi conseiller général du canton de Royan ? Où l’on découvre que ce département montre l’exemple… de ce qu’il ne faut pas faire.

Soyons justes : la situation de l’agriculture n’est pas due aux seuls choix politiques locaux. Rappelons qu’au niveau international, les accords commerciaux de « Blair House » en 1962 laissèrent la préférence communautaire du marché commun se mettre en place, en échange de l’entrée libre du soja des Etats-Unis en Europe. Ce régime est inchangé aujourd’hui, sauf que Brésil et Argentine exportent le soja, OGM notamment, à la place des Etats-Unis. Renouvelés par le GATT, ancêtre de l’OMC, en 1992, ces accords limitent aujourd’hui la surface de protéagineux en Europe.

 
Le naufrage paysan : Ou comment voir l'avenir en vert
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Écrit par Jacques Maret   
Lundi, 05 Janvier 2009 08:00


Le monde paysan traverse aujourd'hui une crise d'une ampleur telle qu'il risque de sombrer corps et biens. Paysage et ruralité détruits, déshérence sociale, suicides ou célibat forcé accompagnent scandales alimentaires et épidémie d'obésité. On ne peut s'offrir le luxe de la lutte fratricide qui se mène, au détriment de notre milieu naturel, entre paysannerie et productivistes. Et plus largement, entre agriculture du Nord et agriculture du Sud. Comment nourrir, dès lors, une population en augmentation constante en respectant santé et environnement, dans un contexte de hausse accélérée du coût de l'énergie ? Le défi est l'occasion d'inventer un autre modèle. Beaucoup d'alternatives existent, ce livre le montre, qui ne demandent qu'à se généraliser. Il faut aux citoyens l'imagination et la volonté de reprendre en main leur environnement, leur alimentation et leur santé.

Poche: 190 pages
Auteur : Jacques Maret
Editeur : Editions Dilecta (19 octobre 2006)
Collection : ETAT DES LIEUX
Langue : Français
ISBN-10: 2916275061
ISBN-13: 978-2916275062
 


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